Anne a d'abord vécu à Paris, Athènes, Nice, avant de s'établir en Normandie dans une oscillation pendulaire que les américains surnomment le "Dual Coast". Il faut aussi évoquer sa vie en Grèce dans la partie la plus septentrionale du Péloponnèse, là où le bleu sans fin du ciel absorbe îles, maisons barbouillées de chaux, voyageurs égarés et mer azurée.
Elle s'est d'abord inspirée de la lumière implacable du pourtour méditerranéen qui recense chaque grain de poussière et découpe les ombres au scalpel pour peindre celle diffuse de la Manche qui tourbillonne au gré du vent et des oscillations des vagues.
Et il faut décrire cette lumière vagabonde et ivre de quiétude qui s'aventure jusqu'aux confins de l'océan et s'amuse de ses sautes d'humeur. Et il faut insuffler une structure là où il n'y a que changements, désordres et singularités.
Voici un carré, des rectangles, des aplats et des points qui forment l'horizontal, la profondeur, la matière, le plan et le fond. Les marais tourbeux, les pointes, les havres et le littoral rocheux se changent en camaïeu, embus, clairs obscurs et lavis couleur vert mousse, bleu langoustine, lys bleu pâle, jaune brûlé, vert d'eau trouble, brun oseille, brume de mer, gris ardoise ou rouge de cadmium.
Anne se sert d'une palette intelligible et précise pour rendre compte du bonheur de chaque journée, de l'éclosion du matin aux derniers scintillements du crépuscule. Pour Anne, peindre, c'est saisir chaque instant, chaque impression, chaque murmure et c'est toujours un voyage autour de la lumière et de la mer.
Œuvres



Expositions & Parcours
Depuis une trentaine d’années, Anne Anderruthy expose sa peinture en galerie :
Jardins du Palais Royal chez Christian Siret, Galerie Nicolas Deman à Saint-Germain, Place des Vosges, Art Saint-Germain, Galerie de L'Europe, Galerie Alta à Nice, Centre Pegasus à Athènes...
De mars à juin 2005, ses toiles ont occupé l’ensemble des murs de la Coupole, à Montparnasse.